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CONSIDERATIONS GENERALES SUR LA CLASSE DES CRUSTACES, DESMAREST 1825

CONSIDERATIONS GENERALES
SUR LA CLASSE

DES CRUSTACÉS,
ET DESCRIPTION
DES ESPÈCES DE CES ANIMAUX, QUI VIVENT DANS LA MER, SUR LES CÔTES,
OU DANS LES EAUX DOUCES DE LA FRANCE.

Par Anselme-Gaétan

DESMAREST

Professeur de Zoologie à l'Ecole royale vétérinaire d'Alfort;
royale de médecine, de

Paris

;

la


Société philomalhiqiie et de

associé ou correspondant: de

des sciences de Turin, de

philosophique

physique

et

la

Membre
la

Société géologique de Londres, de l'Académie royale

la

Société impériale des naturalistes de

Moscou, de

de l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie, de

et histoire naturelle

et arts

de Rouen, de

Lyon,

des Sociétés

d'agriculture et de

la



de Genève

,

de l'Académie royale des sciences

la
,

la

Société

Société de

belles-lettres

Société royale d'agriculture, histoire naturelle et arts utiles de

philomathique

commerce

belles-lettres et arts

,

de l'Académie

titiilaire

Société d'Iiistoire naturelle de

et

et

linnéenne d'émulation de Bordeaux, des Socicios

linnéenne de Caen, de la Société royale des sciences^

d'Orléans, de

la

Société d'agriculture de

Melun,

etc.

Ouvrage orné de cinquante-six planches en taille-donce représentant
cent (juaiante genres de Crustacés.

PARIS.
F.

G.

LEVRAULT, LIBRAIRE,

ioirEUR nu DICTIONKAIRti DES SCIKKCES NATURKLLK3,

KUE DE LA HARPE, N"

81.

STRASBOlTvG.
MEME MAISON, RUE DES

JUIFS, n" 33.


^-^-^-s^-s:^

LE

NORMAN!

FILS, IMPRIMEUR

RUE DB SKINÏ, tl°8,

F. S. t.

^^^-I^^

DU

ROI,


,

AVERTISSEMENT.

Le savant
Leach,
la

naturaliste anglois

s'étoit

,

M. Williams Elford

chargé, en 1816, de

relative à l'histoire des Crustacés

dans cet

inséré

de

la re'daction

du Dictionnaire des Sciences naturelles

partie

ouvrage

cles (i), lorsqu'une

interrompre

le

,

et

plusieurs

il

avoit déjà

grands

arti-

maladie cruelle vint subitement

cours de son travail, et

même

le

suspendre indéfiniment.

Cependant l'impression du Dictionnaire

se con-

tinuoit, mais lentement; et lorsque la nécessité de

ne point arrêter tout-à-fait une aussi vaste entreprise, se

fit

ménager à

sentir

impérieusement, on chercha à

l'auteur des articles de cancrologie

temps nécessaire pour terminer son ouvrage
renvoyant
à

que leurs

les articles

lettres

,

,

le

en

amenoient,

des lettres plus reculées.

Après quatre années de vaines
de

M. Leach ne

liorée

,

l'éditeur

(i) Tels

s'étant

attentes, la santé

malheureusement pas amé-

du Dictionnaire des Sciences natu-

que Cymotboadets

,

Entomoslraces

,

Galatéadées.


,

AVERTISSEMENT.

TI

relies se trouva forcé

de prendre une décision à

l'é-

gard de cette partie qui arrétoit toutes les autres. 11

m'engagea à
position

le

Lorsque

continuer, en laissant à

mieux en

j'eus

M. Leach,
joint aux

me

je

cherchai à

un plan convenable pour mettre

les articles faits

avec ceux que

dis-

cette circonstance.

accepté cette tâche,

tracer d'abord

en accord

ma libre

choix des moyens pour faire ce qui

paroîtroit le

me

la

par

mon

prédécesseur,

devois placer à leur suite.

je

pressé par

savans

temps

le

lorsqu'il s'étoit

professeurs auxquels on doit la

publication du Dictionnaire des Sciences naturelles,
avoit à peine effleuré les matières qui dévoient être
l'article Crustacés. Il ne put y
présenter que l'analyse très-succincte des principaux

développées dans

systèmes de classification

,

naturalistes célèbres, tels

MM.
Il

Latreille et de
étoit

et Fabricius

Lamarck.

donc, avant tout, nécessaire de combler

ce vide en traitant, dans
les détails

proposés par plusieurs

que Linné

un

article général,

de tous

des formes extérieures des Crustacés et de

leur structure intérieure; de leurs organes,

des

modifications que ceux-ci présentent dans les divers

genres de ces animaux, et des fonctions que ces or-

ganes exécutent

:

en un mot

les

prolégomènes de

la

science carcinologique étoient en entier à tracer.
Il falloit

aussi,

pour donner une histoire com-

plète de cette science et faire connoître ses progrès
successifs, revenir sur la partie qui seule avoit été


,

VII

AVERTISSEMEÎ^T.
traitée

par M. Leach, remplir

les

espaces dont

il

avoit négligé de s'occuper, et exposer ce qui s'étoit
fait

depuis l'époque malheureuse à laquelle

cessé

lui-même de contribuer à son

Comme

j'avois

M, Leach,

l'ouvrage de

nable de

me

lui-même,

accepté
il

la

avoit

il

illustration.

mission de continuer

me

parut juste et raison-

rattacher au plan qu'il auroit exécuté

s'il

eût

pu

qu'il étoit nécessaire

,

terminer. Je jugeai donc

le

avant tout

les

nombreux travaux de

de

la classe

,

de bien connoître

ce savant sur les animaux

des Crustacés (i)

,

et je

me

livrai

avec

soin à cette étude.

En

faisant ces recherches qui dévoient m'être

éminemment
cre combien
tions qu'il a
fait

le sujet

temps

je

de

utiles, j'eus l'occasion

M. Leach

est exact

données de tous

les

de ses observations

dans

me

si

convain-

les descrip-

Crustacés qui ont
;

mais en

même

reconnus que cette étude très-approfondie

des détails des formes extérieures, Tavoit conduit
trop souvent à admettre des divisions

,

et surtout des

genres , sur des différences peu importantes et con,

séquemment

lui avoit fait

perdre de vue

damentale en zDologie, qui a pour objet

la loi fon-

la

subordi-

nation des caractères.

Néanmoins pensant qu'un dictionnaire

d'histoire

(i)lls sont principalement insérés dans \ Edinburgh Encyclopedla

dans
de

les

Shaw

Miscellanea que M. Leach a publiés en continuation de ceu>
, dans les Transacliom of Limiean Sorielr, dans notre Journal

de Physique

,

etc.


Vin

AVERTISSEMENT.

naturelle devoit faire connoître

au moins succinc-

,

moment de

sa

publication, étoient entrés dans le domaine de

la

tement, tous

science

,

créés par

les

que

et

genres qui, jusqu'au

les

genres peul-êlre trop nombreux,
,

M. Leach

,

existoient, je crus devoir les ad-

mettre tous sauf à donner
,

mon opinion particulière

sur la valeur que j'attribuois à chacun d'eux. C'est
ce que

j'ai fait.

Partant de cette base, l'arrangement principal de
ces genres dcvoit encore être

emprunté

M. Leach,

à

puisqu'il avoit publié une classification presque gé-

nérale des Crustacés. J'ai suivi cette idée
tes les fois

que l'occasion

manqué de

s'est

M.

;

mais touje n'ai

,

pas

faire sentir les rapports qui existoient

entre les divisions admises par
et les

présentée

le naturaliste anglois,

groupes que notre célèbre entomologiste,

Latreille, a créés sous les

dénominations de

tri-

bus ou de familles. Je crois en cela avoir considéra-

blement amélioré

le travail

évident que la méthode que

de M. Leach
j'ai alliée

jusqu'à ce jour la plus naturelle

la

car

il

est

plus comparative,

justement restreinte dans des limites conve-

la plus

nables

,

;

à la sienne, est

,

quanta

ses subdivisions,

parmi toutes

celles

qui ont été établies.

Des travaux récemment publiés par plusieurs
turalistes françois

MM. Latreille, de

et étrangers,

tels

na-

que ceux de

Lamarck, Straus, Jurine (i),Say,

(i) Histoire nalurelle des

Monocles des environs de Genève; œuvre


AVERTISSEMENT.

Adolphe Brongniart,

M. Leach
qu'ils

que

j'ai



etc.,

n'ont pu être connus de

extraire tous les faits

contenoient, et ranger ces

nouveaux

dans Tordre

faits

j'avois adopté.

Un

nombre de genres ont

certain

noms

sous des
je

:

IX

constamment

leur ai

primitive

qu'ils n'ont

,

en y joignant

:

désignation

restitué leur
la

établis

été

pas toujours conservés

synonymie dont

ils

ont

été l'objet.

Les tableaux synoptiques que
ordre chronologique

,

de toutes

dressés,

j'ai

les

par

méthodes de

classification qui ont été successivement publiées

sur les Crustacés, mettent à

progression du

depuis 1735 jusqu'en 1823.
bre qui, à

la

même

de juger de

nombre des genres de

On

y voit que ce

première époque,

la

ces animaux,

celle

nom-

de Linné,

n etoitque de trois (Cancer, Oniscus eiMonoculus)^
s'est

accru au point qu'il est maintenant

vingts fois plus considérable.
il

est resté le

même,

,

quatre-

Pendant quarante ans,

et ce n'est qu'en 177 5

que Fa-

bricius de Kiel le porta à sept. Plus tard, en 1793,
cet auteur l'éleva jusqu'à

douze,

tant des travaux manuscrits

et en 1798, profide Daldorff il le fit
,

monter à trente-deux. M. de Lamarck comptoit
genres de Crustacés en 1801 M. Latreille
en admettoit soixante- quatre en 1806, et ce n'est

trente-six

posthume.

Un vol.

publié en i8ao.

;

10-4", avec beaucoup de belles planchas coloriées,


,

AVERTI SSEMEMT.

X

qu'après un intervalle de six ou sept années, que

premiers travaux de M. Leach furent publiés.

les

Depuis lors, c'est-à-dire en dix ans,
quièmes des trois cent quinze
soit

uniques soit en double emploi
,

la liste

alphabétique que

vrage

ont été proposés.

,

quatre cin-

les

noms génériques
,

qui composent

place à la fin de cet ou-

je

Cette augmentation prodigieuse du

nombre

des

genres sera-t-ellc profitable à la science? Je ne
crois pas

;

mais

le

beaucoup de ces genres doivent

si

disparoître de la série naturelle,

il

faut au

moins

les

connoître pour les apprécier à leur juste valeur:
c'est ce qui

pour

m'a déterminé

établir,

à faire tous

même comme

mes

efforts

travail préparatoire

de

cette élimination, leur série complète.

Dans

le

choisi le

Dictionnaire des Sciences naturelles

mot Malacostracés pour remplir

gation que j'avois contractée envers l'éditeur.

mot

m'étoit

commode en

ce qu'il arrivoit

,

,

les

j'ai

Ce

dans l'or-

dre alphabétique assez loin pour me donner

de remplir toutes

,

l'obli-

le loisir

lacunes qui existoient dans les

premiers volumes de cet ouvrage

;

et je le préférai

surtout, parce qu'étant la dénomination attribuée

par

les

anciens auteurs grecs aux animaux de notre

classe des Crustacés,

générale, et

blement

les

me

étoit d'une acception très-

maître de disposer convena-

matières dont

C'est ainsi que

un

il

laissôit

travail assez

je

me

je

devois traiter.

suis trouvé conduit à rédiger

étendu sur

les

Crustacés, qui, dans


AVERTISSEMENT.



l'origine, ne devoiL être qu'un simple article de dic-

tionnaire.

Vers

Il

la fin

terminé en 1823.

fut

de celte

Duméril ayant

même année M. le professeur
,

j)ublié

sous

,

de Considéra-

le titre

tions générales sur la classe des insectes

^

l

de plusieurs articles d'un haut intérêt,

'ensemble
qu'il avoit

déjà insérés dans le Dictionnaire des Sciences naturelles

et

,

parmi lesquels on remarque surtout un

Gênera où la méthode analytique
,

une grande habileté

que

l'idée

devenir

la

mon

,

est

employée avec

l'éditeur de cet

article

ouvrage eut

Malacostracés pourroit

base d'un travail sur

les

Crustacés, à peu

près analogue à celui de M. Duméril sur les insectes,
et

il

me

pria de

m'occuper de

Ayant accepté
voir

mieux

faire

sa rédaction.

cette proposition,

que de suivre dans

vision des matières, adoptée par
le sien

,

nature

En

ces deux ouvrages étant

,

effet

,

cru ne poulivre la di-

M, Duméril pour

absolument de

même

quoiqu'ayant des sujets différens.

on verra que l'ordre des chapitres

peu près semblable dans l'un

mien

j'ai

mon

le

et

dans

l'autre.

premier contient des remarques sur

est à

Dans le
le

rang

que les Crustacés peuvent occuper sur l'échelle des
êtres; le

les

second renferme des détails nombreux sur

formes extérieures et sur

corps de ces animaux;

la

structure interne

du

pour objet

les

le troisièiîie a

diverses fonctions que leurs organes exercent

;

le

quatrième présente quelques remarques générales
sur les habitudes naturelles des Crustacés; dans le


AVERTISSEMENT.

XII

les usages que l'homme fait de ces animaux sont rapidement présentés le sixième est con-

cinquième,

;

sacré à l'exposition des diverses méthodes de classification qui ont été établies par les naturalistes, et

cinq grands tableaux qui y sont annexés, montrent
à leur

époque d'apparition successive

genres qui ont été créés;
plus considérable

,

et des

genres

:

plupart des

les caractères détaillés

des légions

,

la

septième chapitre ou

le

contient la classification adoptée

dans cet ouvrage, avec
sous-classes

le

,

des ordres

,

chacun de ces derniers

des

des familles
est

accom-

pagné de l'indication d'une ou de plusieurs espèces
rapportant; enfm

s'y

le

huitième contient une bi-

bliographie carcinologique plus complète qu'aucune

de celles qu'on a publiées, et qui renferme une trop

longue énumération d'ouvrages, de mémoires ou de
notices ayant trait à l'histoire des Crustacés vivans

ou
à

fossiles,

pour

qu'il m'ait été possible

en donner l'analyse

,

à l'égard des ouvrages

ainsi

de chercher

que M. Duméril Ta

fait

d'une soixantaine d'entomo-

logistes.

L'éditeur

me

laissant pleine liberté de faire exé-

cuter d'après nature, par un peintre habile et

observateur,

M. Prêtre

,

bon

et sous la direction éclairée

du savant botaniste et dessinateur M. Turpin le
nombre de figures que je jugerois nécessaire en leur
,

,

donnant
les
j'ai

les

dimensions convenables pour que tous

caractères apparens fussent rendus fidèlement,

pu présenter

celles de cent quarante des

genres


,

AVERTISSEMENT.

dont

je

parmi

développe

les

XIII

en

les caractères,

Crustacés qui ont

le

les choisissant

moins de ressemblan-

ces entre eux.

Chaque genre
de

la

ainsi

,

que

je

Taidit est
,

quefois d'un assez grand nombre.
lière

accompagné

description d'une espèce au moins, et quel-

dont

les naturalistes François

être quelque gré

,

c'est d'avoir

Une

me

vue particu-

sauront peut-

donné

celles

de tou-

tes les espèces qui se trouvent sur les rivages

mers ou dans nos eaux douces
nantes

,

ainsi

que

seulement sur

un jour

celles des Crustacés qui

les

de nos

courantes ou stag-

,

côtes de l'Angleterre

,

,

observés

pourront

être rencontrés sur nos plages.

Dans des notes

assez

nombreuses

,

j'ai

rapporté

très-souvent les caractères des espèces de notre pays
signalées par divers naturalistes

,

mais qui n'ont pas

été admises dans les ouvrages les plus récens, parce
qu'elles présentoient quelques caractères vagues qui

inspiroient des doutes sur la réalité de leur distinction. J'ai fait ces additions afin

tant que possible

mon

travail

de compléter, au,

considéré

comme

destiné à faire connoître spécialement les Crustacés
de la France.

Les parties de cet ouvrage qui présentent le plus
de différences avec ce qui a été publié dans le Dictionnaire des Sciences naturelles par

M. Leach ou

par moi, sont principalement celles qui ont pour
objet les Crustacés macroures de la famille des gala-

téadées,

ceux de l'ordre des isopodes parmi

les


XIV

'

Malacostraces,

et lasoùs-classe entière

trace's,

AVERTISSEMENT.

particulièrement dans

les

des Entomos-

ordres des pœci-

lopes et des lophyropes (i).

(i)

M.

Au moment où

je

Latreille vient de

corrige

me

la

dernière feuille de cet avertissement,

faire l'amitié

de m'envoyer un exemplaire de

publie sur les Familles du règne animal. Je

l'important traité qu'il

beaucoup de n'avoir pu à temps insérer une analyse de ce
mon ouvrage en ce qui concerne les Crustacés.
Je me bornerai à dire ici qu'on y trouve l'indication d'un certain
nombre de genres nouveaux dont je rapporterai seulement les noms.
Ils portent ceuxde Cardisome,Macrophthalme, Trapèzie, Mélie, Trichodactyle, dans la tribu des quadrilatères; Cheiragone, dans celle des
arqués; Camposcie, dans celle des triangulaires; Cénobite, Prophylacè,
regrette

précieux travail dans

dans celle des paguriens
dans

;

Homard, dans

celle des astacines;

Pontonie,

salicoques;Mulcion et Cryplope, dans celle desschizopodes;
Gonodactyle , dans la famille des stomapodesunipeltés; Synodus, dans
celle des

celle des

rymothoadés, de l'ordre des isopodes

des idotéides, du

même

ordre; Dinemoure

et

Arcture, dans celle
Ptérygopode dans la
;

,

famille des caligides. Les Enlomostracés sont l'objet de divisions nou-

que nous ne pouvons malheureusement faire connoître ici. Enfin
y a quelques changemens de noms, tels que ceux par exemple, de
Cymottioë en Ichlliyophile et de Janira (de Lcach) en Oniscode.

velles
il

,


TABLE METHODIQUE
DES MATIÈRES.

(Les

chiffies de cette table indiquent

Us pages.)

Ayirtisskment.
CHAPITRE PREMIER.

Du rang que les

Crustacés paraissent devoir occuper sur l'échelle des
êtres,

I.

Etymologie des mots Crustacés et Malacostracés , i;
comparés aux insectes et aux arachnides, 4-5.

de'finilioii

des

Crusfare's

CHAPITRE SECOND.
Idées générales des formes et de la structure des Crustacés

— La

Division du corps des crustacés, 6.



tête,



^

6.

l'on distingue les

antennes, ^; les yeux, g; la bouche, ii.
Le corps, 17, où l'on remarque la carapace et les diverses régions de celle-ci, 20, sous les

noms de stomacale,
postérieure;

génitale, branchiales, hépatiques antérieures et

plastron ou face inférieure formé de pièces sternalcs et

le

de pièces latérosternales, 25.

membres, 3o,

tels

que

— La

queue ou l'abdomen,

les pinces, 3i

tatoires, et les fausses pattes, 3a; les

a;.



Les

ambulatoires ou napattes branchiales, 87.
;

les

pattes

CHAPITRE TROISIÈME.
Fonctions des Crustacés.

Locomotion,

40.

— Sensibilité,

4*

>

cerveau, 4»

;

vue^ 4^

i

O""^'» ^7j





TABLE METHOIMQUE

SXl



Nutrition , estomac et
mues , 5 1
, 49
4?
RespiCirculation et cœur, 56.
canal intestinal, 52; foie, 55.
Génération 61 organes de cette fonction
ration et branchies, 58.

odorat

»

,

g^ûf

,

48

;

toucher



et

membres,



;

,

mode d'accouplement, 62

tion des

.

;



j

produits de

génération, 67.

la



Repro-

68.

CHAPITRE QUATRIÈME.

Des habitudes

naturelles des Crustacés

,



Mouvemens, 71.
Distribution géographique, 70.
Rapports des sexes 75.
Nourriture, 75.



70.

— Instinct,

^B.

,

CHAPITRE CINQUIÈME.
Usages des Crustacés ,
Espèces

utiles

pour

la

77.

nourriture de l'homme

,

77.

CHAPITRE SIXIÈME.
Classification des Crustacés^ 78.

Exposition rapide des différentes méthodes de classification de ces
1^'' tableau. Méthode de Linnaeus, Systcma Na~
à 82.



animaux, 78



Méthode de Brisson Règne animal, 1756.
Note
Première méthode de Fabricius, Systema Entomologiœ >775sur la méthode de Degéer Mémoires sur les insectes, tome 7 (posSeconde méthode de Fabricius, Entomologia systethume) 1778.
Première méthode de M. Latreille, Précis
matica, \o\r\. ?., 1793.
génériques
des insectes, 1796.
Troisième méthode
caractères
des
tom. V, Suppl.
1798.
de Fabricius, Entomologia systematica
Ile TABLEAU. Mélhode de M. Cuvier, Tableau élémentaire sur l'hisMéthode de MM. Cuvier et Dutoire naturelle des animaux 1798.
méril, accompagnant le premier volume de \ Anatomie comparée 1799.
Première méthode de M. de Lamarck, Animaux sans vertèbres
Seconde méthode de M. Latreille, Hispremière édition, i8oi.
turœ, 1735 a 1788.

,



,

,

,







,



,

,



,



y



toire naturelle des Crustacés et des Insectes

,

faisant suite a l'édition des



œuvres de Buffon par Sonnini , 1802,
III'' tableau. Méthode de
Troisième distribution des
M. Duméril, Zoologie analytique i8o6.
Crustacés par M. Latreille, Gênera Crustaceorumet Inseciorum, 1807.
Méthode du docteur W. E. Leach, The Edinburg Encyclopedia t. 7,
,

,





,

ï8i3-i8i4.

— IVe TABLEAU. Distribution des Crustacés

Crustacés des empirons de Nice, î8i6.



,

selon

M.

Risso^

Seconde mélhode de M. da


DES MATIÈRES.
Animaux

Lamari-k,
lion de
t\

M.

t.'iin

i>ertibres

de Blaiiiville

,

seconde

Latreille

,

,

ïSiS.

— Distribu-

Bulletin de la Société philomathique

,

Principes ifanatomie comparée,

méthode de M.

XVI 1

,

éiiilion



insérée dans

i8i6,

,

V* tadleao. Quatrième
Régne animal de M. Cuvier,

i8a3
le

CHAPITRE SEPTIEME.

Des

caractères gui distinguent les sous-classes

^

les ordres

,

les familles

,

PODOPH^

et les genres de la classe des Crustacés, 83.

Sous-dasse I".

THALMES,^.

MALACOSTHACÉS,

83. Légion

Ordre I", Décapodes

84. Famille

,

\"

Décapodes

I"-'.

84; Lambre, 85; Coryste 86; Thie 87;
Atélécycle, 88; Portumne
89; Carcin, 90; Fortune, 91; Lupe'e,
Podoplitbalme, gg; Polybie, 100; Malute , ici; Crabe, 102;
<)7 ;

BracA/ures.— Section

i''*,

,

,

,

Xanthe, io4 Pirimèle io5; He'pale 106; Calappe, 108; Œthre no.
Section a«, Pilumne,
Gecarcin, na; jVIyctyre, 1 15; Pinnothère,
116; Ocypode iig; Ge'lasime, 12a; Gonoplace i'2^; Eriphie i25;
Plagusie
126; Thelphuse, lay Graphe 129; Homole, i33; Dorippe
i36; Ranine
i34; Droihie
i38; Orithyie, i4o; Eurynome, i4«
Parthenope i:\2; Maia
i43; Pisa, i45, Lissa, 147; Hyade, 147;
Micippe, 148; Milhrax, 149.
Section 3e Inachus, i5i Ache'e i53;
Macropodie, i54; Leptopodie , i55; Ège'rie, ï5G
Docie'e, 157Leptope, i58; Lithode, iSg.
Section 4', Libinie, 160.
Section S",
;

,

,



,

m;

,

,

,

,

,

,

;

,

,

,

;

.



,

;

,

;



Pactole,

i(j2.

— Section 6*, Hymènosome,

i63 (1).


— Section

7»,

Ebalie,

Nursie, 166; Leucosie, 167; Philyre, 167; Persephone, 168; Myra,
i6g;Ilia, 169; Arcanie, 170; Iphis, 170, Ixa, 171.
Famille II»,

i65

;



Décapodes Macroures. Seclion i'*, Albune'e, 172; Hippe 174» Remipède, 175; Pagure, 173; Birgus 180.
Section 2', Scyllare i8i ;
,



,

IbacuSj i83; Langouste, i83; lEglëe

,

,

186; Griniotée, 187

;

Galathe'e,

188; Munidëe 190; Porce'Iane, 192; Pisidie , 196 Mëgalope 200;
Thalassine, 202; Gébie, 2o3; Callianasse , ao5 Axie , 2o5,Erjon;
.

j

,

;

(i) Ayant eu depuis peu de temps l'occasion d'examiner l'abdomen
d'une espèce de ce genre, l'Hyméiiosome orbiculaire, nous croyons

avoir

observé que les

quatre dans

les

section, ce genre

rapporté
petite»

,

s'il

que

pièce» qui

le

composent sont au nombre de

Ce

caractère étanl celui de la septième

(ou du moins

l'espèce qui le pre'sente) devroit y être

deux

sexes.

avoit aussi celui des antennes extérieures,

les

iatcrieures.

beaucoup plut


,

TABLE METHODIQUE

XXllï

ai3; Atye, 3i4; Crangoii 317;
307; Ecrerisse, 209; Néphrops
Kgéon, aib; Pandale 219; HippoIjHe 320; Alphée, aaa Penée,
324; Stènope aa6; Hymenocère, 327 Gnathophylle aa8; Nika,aa9;
Autonouiée 33i Palémon, 233 Lysmate a38i Athanas , a3g PasiOrdre 11^, Stom APODES. Squille,
phaé, 340 Mysis, a4i Nebalie, a43.
Légion Il«,
2/6; Erichthe, aôi Alime 25a; Phyllosome, 253.
EDRIOPHTHALMES, a56. Ordre III*, Amphipodes , 256. SccSection a', Hypérie 238; Phrosine aSSlion i""*^, Phronime, aSy.
a6i Alyle, 26a; Dexamine,
Section 3= Talitre, 260; Orche.stie
263 Lciicolhoé 263 Métite , 264 Maera a64 ; Crevette aSS Amphilhoé, 368; Phéruse, 268; Podocere 269; Jasse, 269; Corophle
Ordre IV* L.«:modipodes, 273. —Section if,
J70; Ce'rapode, 371.
Section a» Cyame,
Leptoniere 376 Proton 276 ; Chevrolle ,277.
AnSection i""', Typhis , a8i
Ordre V*, Isopodes , aSi.
379.
Section a» 287
cée 282 Praniie , 283 Euplie'e a84 Jone , a85.
,

,

,

,

;

,

;

,

,

;

;



;

;

;

,



,

;





,

;

,

;

.

;



,

,

;

,

;

,



,

,



,

;





;

,

Idolëe

,

,

;

,

;



;

288; Stenosome, 290; Antliure, 291

,

Sérole, 292;

;

;

Campe-

Neiée 39.^; Cilicée 295 Cymodocé , 296 Dynamène',
Zuïare 298; Spliéronie 299; Eurydice , 3o2 Nélocire 3oa
Conilère. 3o4 Rocinele
Cirolant! 3o3
3o4 .^ga 3o4 Canolire
I.ivonèce Soy
3o6; Olencire 3o6 Nérocile 307
3o5 Anilocre
Cyinolho»- 3o8 Limrtorie,3i2 Aselle 3i3, Janire, 3i 5 Jaera 3i6
3i8 (Jloporte Sig; Porcellion 32i ; ArinaJ.igie, 3i6; Philoscie
cope'e, 394

297

,

;

;

,

,

;

;

,

,

,

,

;

,

,

;

;

,

,

;

,

,

;

,



;

;

,

,

;

,

34.

;

;

;

\

dille,32-j; Bopyre,

,

;

;

;

,

Sous-ciasse

II«

,

ENTOMOSTRACÉS,

Ordre VI*, PceciloPES Argule, 329; Anthosome 334 DicheCécrops,338; Pandare SSg; Nogaus, 34o; Calige, 34©
Ordre VI1<^.PhylL0PES
Riscule, 343; Limule, 344; Ta. hyplee, 356.
Cyclope,
Apiis, 358; Lepidiire 36o. — Ordre Ville, Lophyropes
36i
Calane, 364; Polyphème 364; DapHnie 365; Lynce'e,375;
Ordre IX» Ostrapodes Cypris, 38o; Cythére'e
Linmadie, 370.
Ordre X« Branchiopodes Branchipe, 388 Arte'mie, Sgi;
387.
Eulimèue igJ Zoé 394.
328.

,

,

leslion, 336

i

,

;

;



,

,

,

,

;





;

,

,

,

,

,

,

;

,

;

chapitre huitième.
Bibliographie carcinologlt/ue

,

ou Liste des principaux oiinraget iur T hisdes Crustacés 396.

toire naturelle

A. Auteurs qui ont

Iraité des

,

Crustacés en généra!

et

àcs IMalaco»-

oh

tracés en particulier, 396: 1^, Auteurs anciens, grecs

latins

;

leur»

traducteurs, tomnientatcurs et compilateurs, 396; 2°. Auteurs systémaîlques,ou nomcnclateurs modernes, 898; 3°. Monographes, I^oQ.^''. To-

pographes

et

«éographcs^

voyageurs,
4'^6j 6".

rf.

Topographes, 4oa;

Iconographes

,

-lo-

;

-".

ô.

Voyageurs,

Mélanges

,

i\o!^\ 5°.

4*^7

j

8".

MuAna


DES MATIÈRES.

XIX



tomistes et physiologistes, 4o8;9**. Médecins, 409.
B. Auteurs qui ont
décrit et figuré des Entomostracé», et observateurs au microscope, 411.
C. Auteurs qui ont traité des Crustacés fossiles et des Trilobiles,



416.

— D. Dictionnaires, 418.

Table des riGuass,

4ai.

Table alphabbtiqdb des MATiiais, 433.



CONSIDERATIONS
GÉNÉRALES

SUR LA CLASSE DES CRUSTACÉS.

-W'W%/X V*.^/W% \ X'W

w

CHAPITRE PREMIER.
Dû RANG QUE LES CRUSTACÉS PAROISSENT DEVOIR
OCCUPER SUR L'ÉCHELLE DES ÊTRES.

Le nom

de

fxctXastoç-pctKOç {molli crustâ obtecfus) étoit

donné

par les Grecs, dès les temps d'Hippocrate, d'Aristote et d'Athénée, aux animaux marins dépourvus desang, dont l'enveloppe
extérieure, beaucoup moins solide que le têt des mollusques à
coquille, l'est bien davantage

que

la

peau des mollusques nus.

Chez les Romains, cette désignation fut remplacée par celles de
CrustataetàeCrustacea, d'où nous avons tiré le mot Crustacés,

que nous employons pour désigner une
tébrés, articulés, pourvus de
toires, ayant des organes

classe

d'animaux inver-

membres ambulatoires ou

de circulation distincts,

nata-

et respirant

par des branchies animaux dont on peut citer comme exemples
;

principaux,

les

crabes, les écrevisses, les pagures, les cre-


RANG QUE

*

2

LES CRUSTACES

OCCUPENT

ou terrestres,

vetfe.s, les sciuilles, les cloportes ni.ii'ins

foule
tion

découveris

petits êtres

(le

du microscope,

et

et

et

une

observés depuis l'inven-

qui ont été appelés monocles ou

binocles.

Les anciens
geoient

les

les plaçoit

Linnaeus

premiers naturalistes modernes ran-

les

et

crustacés entre les poissons et les mollusques, et

comprenoit aussi

avec

les insectes

les araignées.

aptères, parmi lesquels

il

Brisson, le premier, en avoit

forméuneclasse distincte. Fabricius, M. Latreille, dans son pre-

mier ouvrage (Précis des Caractères génériques des

Insectes)

,

M. Cuvier (dans son Tableau élémentaire de l'Histoire naturelle) réunissoient encore les insectes aux crustacés; mais
M. de Lamarck, dans la première édition de ses Animaux sans
et

vertèbres, adopta

la

division créée par Brisson, et forma de plus

des arachnides. Depuis cette époque, celle des crus-

la classe

tacés a été admise par tous les zoologistes.

Lorsque M. Cuvier (Annales du Muséum) publia

sa divi-

du règne animal en quatre embranchemens, il plaça
les crustacés dans le troisième, celui des animaux articulés, qui
sion

comprend

aussi,

arachnides et

avant eux,

les annélides, et

après eux, les

les insectes.

Mais M.deBlainvillc, revenant aux idées des anciens sur
rang que doivent occuper

ment de

les faire

plaçant après

vent

les crustacés, a

proposé

assez

le

récem-

suivre par les mollusques et les vers, en les

les insectes et les

arachnides qui eux-mêmes sui-

les poissons.

Les crustacés, considérés sous

les

divers rapports que pré-

sente leur organisation, doivent incontestablement occuper un

rang très-élevé parmi

membres

articulés.

les

On

animaux invertébrés

ne peut

les éloigner des

des insectes, dont le corps est symétrique

comme

et

pourvus de

arachnides et
le leur, et

en-

touré d'une peau cornée, solide et résistante, qui remplit

les

fonctions

dont

les

du squelette des animaux des

membres sont, comme

les leurs,

classes supérieures;

composés de plusieurs


SUR I.ECHEfJ.E DLS ETRES.

la

.-)

yeux sont toujours apparens; dont

pièces distinctes; dont les

génération est bisexuelle etc.
,

animaux de

Ilssont plus distans des

M. de Lamarckjdont

le

yeuxmanquentordinairement,

bres dont les
,

des annélides de

la classe

corps est dépourvu de véritables
et

mem-

dontla généra-

lion est souvent hermaphrodite. Ceux-ci inférieurs également

aux arachnides et aux insectes, paroissen ta voir des rapports bien
plus marqués avec les vers, soit intestinaux, soit épizoaires, que

Ton

nommés cavitaires.

a

Relativement aux mollusques

,

les crustacés

prendre place après certains d'entre eux
podes, tandis

qu'ils sont

,

semblent devoir

tels

que

céphalo-

les

supérieurs aux autres, tels que les

gastéropodes, et surtout que

les

acéphales, qui par certaines

nuances présentent des passiigesévidens aux animaux composés
des dernières classes. Néanmoins,

les

mollusques des différens

ordres ayantentre eux des rapports bien constatés

,

on ne pour-

roitcouperleursérié en deuxparties,pourintercalerentre elles
les

animaux

donc

se

articulés, et

entière des mollusques,
listes

,

conséquemment

ou à

comme

laisser cette classe

le faisoient les

en avant de

zoologistes les plus récens l'ont admis.

pour lequel nous penchons d'après
ports

les crustacés. Il faut

résoudre, ou à transporter après ces derniers,

^ui

Mémoire

lu

dernièrement à

Paris, les poissons

la leur, ainsi

Ce dernier

que

les

parti est celui

la considération des rap-

que M. Latreille

lient, ainsi

la classe

anciens natura-

l'a

démontré dans un

la Société d'Histoire naturelle

de

aux mollusques céphalopodes.

Quelque peine que

l'on

prenne

d'ailleurs,

il

sera toujours

impossible déplacer les crustacés, de manière à ne blesser au-

cune de leurs affinités avec
ne

seroit praticable

que

les

animaux des autres

si les

classes: cela

êtres de la nature formoient,

comme on l'a prétendu long-temps, une seule chaîne sans interruptions ou embranchemens, et non, ainsi qu'on le reconnoît
aujourd'hui,

dififérens

autres par des

groupes qui se lient tous

les

uns avec

les

rameaux latéraux plus ou moins compliqués de
,

I.


RANG QVE

/^

I.K CRUSTACES OCCtJPF.M

façon à composer par leur ensemble une sorte de réseau ou de
lacis.
Il

existe en effet, entre la cLisse des crustacés et les autres,

surtout celles des insectes et desarachnides, des transitions plus

ou moins marquées,

et ce sont particulièrement les genres des

familles des cloportides. des asellotes, des

pendre

myriapodes (scolo-

pycnogonides {pycnogonum

et iule) et des

et n.y'mphon),

qui forment ces passages. Ces genres ont été alternativement
placés par les différens auteurs dans

d'animaux invertébrés.

classes

Ils

Tune ou

l'autre

de ces

forment leurs véritables

points de contact.
ces classes sont fort distinctes, et nous croyons

Néanmoins
utile

de donner ici leurs caractères comparatifs.

Les Insectes respirent par des trachées aériennes internes,

dont
côtés

les issues

nommées

du corps dans

les

latoire consiste dans

stigmates sont toujours placées sur les

individus parfaits; leur système circu-

un canal dorsal

nombre de renflemens

,

et

qui ne

tun vaisseau connu; leurs membres destinés

les

insectes

)

d'entre eux sont pourvus de

marche ou à

à la

myriapodes exceptée,

la natation sont (la famille des

place parmi

un certain

divisé en

communique avec au-

au nombre de six

deux ou de quatre

;

ailes

si

la

leur tête

;

toujours distincte du tronc, a constamment deux yeux
posés, sessiles, et quelquefois deux ou trois petits

on

plupart

la

yeux

,

com-

lisses, et

toujours deux antennes; leurs organes extérieurs de la génération sontsimples et ordiîiairement placés à l'extrémité
le plus

grand nombre d'entre eux

(les

du corps;

aptères exceptés) subissent

des métamorphoses plus ou moins complètes.

Les Arachnides ont pour organes respiratoires, ou des trachées,

ou des cavités qui tiennent

lieu

de poumons, dont

les

tures ou stigmates sont situées sous le ventre; leur

placé près du dos et pourvu de vaisseaux évidens; le

de leurs pieds
aucune

est

ouver-

cœur

est

nombre

généralement de huit (quelquefois de six)

n'ad'ailes; leur tête est

confondue avec

;

le tronc; leurs


,

SUR i,"ECnnLrK

étrvs.

Di:s

5

Vfux, toujolirssimplesptvariant pour le nombre

et la situation

,

sont quelquefois imperceptibles ou nuls; leur tête n'a point

d'antennes;

les

organes de

la

génération sont tantôt simples,

tantôt doubles, et dans ce dernier cas

ceux des mâles sont placés

près de la bouche, dans les palpes, et ceux des femelles à la

base du ventre; elles ne subissent pas de métamorphoses, etc.

Les Crustacés, outre leurs caractères

communs aux deux

au très classes voisines, qui consistent à être des animaux sans ver-

à sang blanc ; ayant

tèbres et

nombreux
membres

,

le

corps divisé en segmensplusou moins

revêtu d'une enveloppe crustacée ou cornée et

articulés, \>Tésen\eni

muni de

encore lessuivans: respirant par des

branchies ou par des lames branchiales ordinairement annexées à
leurs pieds ou

à

leurs mâclioires

;

ayant un cœur distinct, pourvu de

vaisseaux apparens; munis de pieds dont

de cinq ou de sept paires,
tantôt confondue avec

le

et

placés tantôt à la

;

base, des pattes

et leurs

tête

étant

et

deux yeux souvent pédoncules

ayant des organes de génération doubles

Comme tous les animaux
mandibules

nombre est leplus souvent

tronc, tantôt distincte, portant ordi-

nairement quatre ou deux antennes
mobiles et composés

le

n'ayant jamais d'ailes; leur

,

,

,

tantôt à l'extrémité du corps.

invertébrés mâcheurs,

mâchoires placées sur

ils

les côfés

ont leurs

de

la tête

mouvant latéralement. Ces dernières pièces étant en
nombre plus ou moins grand se modifient quelquefois dans
et se

,

leurs formes et leurs dimensions

,

de façon à ressembler à des

pieds et à en remplir les fonctions. Leurs pieds sont ambulatoires

ou natatoires

;

la

plupart d'entre eux vivant dans

eaux, ou au voisinage des eaux.

les


CHAPITRE

11

IDEES GErvERALES^ DES FOR^IES ET DE LA STRUCTURE DES
CRUSTACÉS.

Le

corjjs

de fous

les insectes

(

celui des myriapodes exr

rcplé) est consfaminent divisé en trois parties bien apparentes
îatête, le thorax

dans

ou corselet,

et

l'abdomen.

Il

,

n'en est pas ainsi

les crustacés.

Le plus souvent
et l'on

la tête

ne reconnoit

de ces animaux

sa position

n"est pas distincte

que par

,

l'existence des an-

tennes, des yeux et de l'ouverture de la bouche; elle se trouve

intimement confondue avec
corps

,

renferme

celle qui

partie la pins considérable

la

les

principaux viscères

du

qui donne

,

attache aux pattes, et qui par ces fonctions a de l'analogie

avec

le corselet

divisée en
la suite,

des insectes la partie postérieure de ce corps
:

anneaux ou segmens complètement

isolés

,

,

vient à

ne renferme que l'extrémité postérieure du canal in-

testinal, et

ne porte point de vrais pieds. Telle

est l'organisation

des crabes et des écrevisses, ou, pour parler plus généi'ale-

ment,

celle des crustacés

Dans d'autres

décapodes brachyures,

et

macroures.

crustacés, la tête est bien détachée, mais

pas de thorax, et

le

il

n'y a

corps se trouve dans toute sou étendue par-

tagé en segmens ou anneaux assez semblables entre eux, dont
le

nombre qui

n'est jamais

moindre de douze

beaucoup plus considérable.

,

est

quelquefois

C'est ce qu'on observe chez les

^quilles, les aselles, les branchipes, etc.

Chez quelques crustacés voisins des
distincte; mais les

squilles, la tête est

premiers anneaux du corps sont réunis en

dessus de façon à former sur le

commencement de

celui-ci

un

bouclier peu étendu.

Dans quelques autres,

les

limules, la division

en segmens n'est apparente qu'en dessous
la tête

,

du corps

tandis qu'en dessus

présente un vaste bouclier, et que le tronc et l'abdo-


FORMES Êï SIRUCTUBE DES CRUSTACES.

mcn

se

7

une seconde

trouvent confondus et couverts par

grande plaque que termine un long appendice ensiforme.
Enfin, dans certains

animaux de

cette classe, tels

que

les

cypris, les cythérées, etc., la tête est plus ou moins distincte,

nettement en tronc et en

et le corps, qui n'est point divisé

abdomen ne laisse
,

compris dans un
durcie de

la

voir aucune trace de segmens

têt

bivalve

,

et se

trouve

peau du dos.

Dans plusieurs

cas

on observe que

les

sont composésde quatre pièces distinctes,
inférieure et

,

formé par une expansion en-

deux

latérales.

Souvent

n'ont qu'une pièce supérieure

anneaux du corps
une supérieure, une

les six

commune

premiers anneaux

à tous, laquelle est

très-vaste, lie toutes les autres, devient en

quelque sorte

la

clef de la voûte qu'elles forment, protège les viscères placés

sous cette voûte

La Tête,

,

et

prend

le

nom

de

lorsqu'elle est distincte,

têt

ou

ou de carapace.

la partie

tronc lorsqu'elle est confondue avec lui

antérieure du

présente diverses

,

parties dont l'existence est ordinairement constante, savoir,
les

antennes,

les

yeux

bouche.

et la

Les Antennes sont des appendices composés d'articulations
plus ou moins nombreuses

,

placés à la partie antérieure de

aucun rapport avec

tête, mobiles, et n'ayant

les parties

de

la
la

bouche.
Elles sont au

crustacés

,

tels

nombre de quatre dansie plus grand nombre des
que

les

crabes,

les écrevisses

,

les

cloportes, etc.

Mais on n'en trouve que deux dans certains genres, et
elles

manquent

tout-à-fait

dans plusieurs,

tels

même

que ceux des

limules, desbopyres, etc.
Lorsqu'il en existe quatre, elles sont situées, ou sur

même ligne horizontale,
autres: on les distingue

ou par paires,
,

les

une

unes au-dessus des

selon leur position relative, en an-

tennes supérieures et inférieures, en antennes mitoyennes ou
intermédiaires, et en antennes extérieures ou latérales. Ces dernières sont insérées, tantôt en dehors, tantôt en. dedans des


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